Non rien n’est éternel, pas même le Parti Québécois.

Voici ma réflexion que je partage avec vous :

Non rien n’est éternel, pas même le Parti Québécois.

Par Sergio de Rosemont

Cela fait un peu plus de 15 ans que le Parti Québécois perd graduellement de la popularité.

Nous sommes loin de l’époque où ce Parti Québécois obtenait facilement la confiance de la majorité des québécois.

De cette époque où c’était « in » d’être péquiste.

Mais lorsque le Parti Québécois a décidé de TRAHIR le peuple québécois en choisissant de prendre ce virage néolibéral et de l’imposer sous le gouvernement de Lucien Bouchard, ce Parti Québécois commença à perdre la confiance de plusieurs québécois.

Je me rappelle très bien que ce fut un Festival du claquage de la porte du Parti Québécois.

Et dire qu’à l’époque lors de la campagne électorale que le slogan du Parti Québécois de Lucien Bouchard était : « J’ai confiance », quelle ironie de leur part n’est-ce pas ?

C’est aussi l’époque où plusieurs militantEs de gauche donc je suis, comprirent assez rapidement qu’on ne pouvait plus dorénavant accorder notre confiance au Parti Québécois et déchirèrent leur carte de membre.

Et depuis ce Parti Québécois s’enfonce de plus en plus dans ce néolibéraliste TRAHISSANT ainsi son âme d’origine.

Ce Parti Québécois qui se présentait comme le « Parti du Peuple » n’est maintenant qu’un parti des financiers tout autant que le Parti Libéral du Québec qu’il combattait tant à ses début.

Oui le Parti Québécois a fait sien ce qu’il reprochait à ses début au Parti Libéral du Québec.

Non le Parti Québécois d’aujourd’hui n’est même plus l’ombre de l’ombre de ce qu’il était à ses début.

Ce Parti Québécois qui s’offusquait dernièrement d’avoir été accusé de trahison, pourtant si on se rappel bien le dernier gouvernement péquiste, celui de Pauline Marois est bien la parfaite exemple de la TRAHISON du Parti Québécois.

Ce Parti Québécois qui avait pourtant promis de faire les choses tellement différemment du Parti Libéral du Québec.

Pourtant, rappelons-nous de ce ministre Nicolas Marceau qui a tout tenter pour nous enfoncer encore plus la même austérité qu’il dénonçait pourtant lorsqu’il était dans l’opposition n’est-ce pas une TRAHISON envers le peuple du Québec ?

Et que dire du mépris de la ministre Agnès Maltais envers les plus démunis de notre société n’est pas encore là une autre TRAHISON ?

Et que dire de toutes ces belle promesses pour lesquelles ce gouvernement du Parti Québécois sous Pauline Marois s’était fait élire, et là encore une autre TRAHISON !

Et que dire de ce Parti Québécois qui aime bien de ce temps ci parler de la convergence des forces souverainiste ?

Pourtant ôter l’instauration du mode de scrutin proportionnel de leur programme sous Pauline Marois c’était une façon de nuire à cette convergence des votes souverainistes.

Oui je sais le Parti Québécois a remis dernièrement l’instauration du mode de scrutin proportionnel à son programme.

Il faut dire qu’au Parti Québécois qu’on a enfin fini par comprendre que les possibilités de gouvernement majoritaire vont se faire de plus en plus rares.

Effectivement au Parti Québécois on y parle de convergence mais est-ce dans un but sincère de cesser cette austérité ou simplement que c’est en espérant réussir à former un gouvernement afin de ressentir de nouveau cette ivresse du pouvoir ?

On y parle de convergence au Parti Québécois en sachant trop bien que la confiance du peuple envers leur parti est en baisse.

Remarquez qu’il est tout à fait normal que les québécois éprouvent tant de difficultés à faire confiance à ce Parti Québécois après tant de TRAHISONS et d magouilles.

Comment refaire confiance à ce Parti Québécois pour remplacer le Parti Libéral du Québec alors que dans le fond que les péquistes sont aussi néolibéraux que les libéraux ?

Ce cher Jean-François Lisée nous parle tant de convergence des forces souverainistes mais sur un ton tellement condescendant comme si ce Parti Québécois était dépositaire d’une Vérité Suprême et que les autres sont des égarés politiques, des perdus.

Et pour plusieurs militants péquistes c’est en est même comme un sacrilège un blasphème d’oser être souverainiste en dehors de ce Parti Québécois.

Comme si le Parti Québécois serait détenteur d’un copyright sur l’option souverainiste.

Et ce qui est très questionable en ce qui concerne Jean-François Lisée c’est que pour un leader qui se présente comme un souverainiste et qui réclame tant cette convergence des forces souverainistes ; nous proposer son référendum seulement qu’à un 2e mandat de son gouvernement.

C’est très questionable !

Quelle magnifique opportunité pour ce Parti Québécois pour magouiller.

Pouvoir appliquer de nouveau un agenda néolibéral non annoncé tout en espérant un 2e mandat grâce à cette promesse d’un référendum.

D’autres TRAHISONS en vu ?

Comment les québécois peuvent encore redonner aveuglément leur confiance au Parti Québécois ?

Depuis Lucien Bouchard les québécois sont de plus en plus nombreux à avoir compris que ce Parti Québécois n’est plus l’alternative tant souhaiter au Parti Libéral du Québec.

Et l’effritement des appuis au Parti Québécois c’est accéléré avec les années surtout auprès des jeune, la moyenne d’âge de ce parti est de 60 ans.

Et cet effritement s’est sûrement accélérer à la puissance 10 depuis l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois avec Québec solidaire.

Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir compris que remplacer le Parti Libéral du Québec par le Parti Québécois c’est simplement remplacer la Peste par le Choléra.

De plus Jean-François Lisée tout comme les penseurs du Parti Québécois tentent de nous servir ces vieilles idées politiques du XXe siècle, pourtant cela fait 17 ans que nous sommes entré dans ce XXIe siècle et ces péquistes ne semblent pas encore adapté.

Ils sont encore politiquement au XXe siècle.

Oui hélas pour nos amis péquistes si ce Parti Québécois ne change pas radicalement, leur parti est voué à s’éteindre, disparaître à court ou moyen terme tout comme l’Union Nationale.

En terminant je vais vous faire une confidence, lorsque je regarde les journeaux télévisés et que je vois et entend Jean-François Lisée il me revient en tête à chaque fois 2 questions :

– Jean-François Lisée sera t-il le dernier chef du Parti Québécois ?

Et l’autre plus lourde;

– Jean-François Lisée sera t-il le sonneur du Glas du Parti Québécois [1]

NOTE

[1] Le Glas est cette cloche à sonorité lourde que l’on fait résonner lors des funérailles.

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Une voiture de colons écrase une Palestinienne de 70 ans. Et alors ?

Bien sûr que les colons démontre le respect envers les aînéEs, pourvu que l’aînéE soit juif ou juive

Une voiture de colons écrase une Palestinienne de 70 ans. Et alors ?

22 mars 2017

Hilweh Abu Ras, 70 ans, a été heurtée et grièvement blessée par un véhicule de colons qui ont pris la fuite alors qu’ils roulaient près de son village d’al-Sawiya (Naplouse), en Palestine occupée.

Quinze ans de prison pour les jeunes palestiniens qui lancent une pierre sur un char ou un bulldozer de l’occupant, zéro détention pour les colons qui agressent, blessent, tuent des Palestiniens ou arrachent leurs oliviers.

C’est ça la justice israélienne.

Et, pendant ce temps, sur les mêmes territoires palestiniens occupés, l’armée israélienne et les Français qui y sont incorporés, s’emploient à démolir les maisons des Palestiniens, où leur ordonner de le faire.

C’est le cas cette semaine de la maison de Muhammad Abd al-Nasser Jumaa, dans le village de Beit Ummar, près d’Hébron, alors que sa construction était presque terminée et que 8 personnes de sa famille étaient sur le point d’y emménager.

Il a déposé un recours il y a 3 mois auprès d’un tribunal israélien, mais l’armée d’occupation vient de lui donner 6 jours pour la démolir.

Même chose dans le village de Kafr al-Dik près de Salfit, dans le centre de la Cisjordanie occupée : 7 familles palestiniennes ont reçu un ordre de démolition lundi soir.

L’occupant fait en sorte que les Palestiniens ne puissent se loger décemment et soient de ce fait poussés à partir, à quitter leurs terres, à émigrer.

Notre réponse, c’est le renforcement et l’élargissement de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) sous toutes ses formes ! L’occupation a un prix : Israel et les Israéliens doivent le payer !

CAPJPO-EuroPalestine

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Des ententes électorales pour débloquer le Québec – ou l’insuffisance des manœuvres tactiques comme perspective centrale

Un excellent texte de Bernard Rioux que je vous invite à lire

DÉBAT SUR LES POLITIQUES D’ALLIANCE

Une réponse à Stéphane Lessard

Des ententes électorales pour débloquer le Québec – ou l’insuffisance des manœuvres tactiques comme perspective centrale

mardi 21 mars 2017, par Bernard Rioux

« Le texte [1] de Stéphane Lessard met beaucoup d’espoir dans une éventuelle entente avec le PQ pour permettre de débloquer le Québec et pour ouvrir une période de renouveau politique. C’est prêter beaucoup à une entente fort aléatoire entre partis politiques dont les conséquences réelles méritent d’être soupesées tant en ce qui a trait à l’avenir de QS qu’à propos d’un possible gouvernement qui pourrait émerger d’une telle entente.*

*La nature du « saccage néolibéral » et la clarification de ce qui sera nécessaire pour y mettre fin *

En écartant clairement la tenue possible d’un référendum dans un prochain mandat, Jean-François Lisée fixe au PQ la tâche de se débarrasser du gouvernement Couillard défini comme responsable du saccage de la société québécoise, de ses droits et de ses pouvoirs. Il reporte, encore une fois, à un avenir indéfini la lutte concrète pour l’indépendance du Québec. Il accepte de limiter la Proposition principale (le programme du PQ) à un cadre provincialiste. Il ne remet pas en question les axes centraux des politiques néolibérales : soutien au libre-échange, culte du déficit zéro et privatisation des services publics.

Le gouvernement Couillard a mené, de façon conséquente, des politiques néolibérales faites d’austérité, de privatisation, d’enrichissement des plus riches et de soutien aux politiques extractivistes et
antienvironnementales. Il est pour le moins hasardeux de croire que nous pourrions en finir avec de telles politiques par la simple victoire du Parti québécois. La victoire contre Harper devait, semble-t-il, ouvrir une nouvelle phase dans la politique économique au Canada. Pourtant, le gouvernement Trudeau soutient le libre-échange ; il soutient l’extraction du pétrole tiré des sables bitumineux, mettant de côté ses prétentions à la lutte contre le changement climatique. Il refuse de s’attaquer aux paradis
fiscaux… Si sur le plan social et culturel, sa politique est plus moderniste, sur ce qui compte vraiment pour la bourgeoisie canadienne, il garde le cap.

Au-delà de ces constats sur le rôle des acteurs politiques dans le saccage néolibéral, il faut comprendre la véritable nature du néolibéralisme si on veut le combattre. Le néolibéralisme cherche à étendre et à imposer la logique du capital à toutes les relations sociales. Il concentre le pouvoir dans les mains de l’oligarchie. Il discipline la population. Il exacerbe la lutte identitaire. Il développe la rage nationaliste. Il fragmente la société et il ouvre la voie à l’avancée de l’extrême droite. Il désactive la démocratie et impose une raison politique unique qui constitue une véritable cage de fer. Le néolibéralisme est bien davantage que des politiques économiques, c’est un système social total, une nouvelle mouture du capitalisme. [2] C’est là une réalité internationale qui trouve des traductions diverses, mais qui relève d’une même logique d’ensemble.

Le saccage néolibéral n’est pas le fruit d’un seul parti, fut-il celui de Philippe Couillard. C’est la politique de la classe dominante et des partis politiques qui acceptent de défendre ses intérêts ou qui sont incapables d’affronter ses exigences quand ils sont au pouvoir. Si l’objectif central est de « relancer le Québec sur la voie du progrès social », pour que les « Québécois-e-s voient se concrétiser au quotidien l’égalité et la justice sociale, il est nécessaire d’identifier clairement les obstacles qui sont devant nous dans cette voie. Pour élaborer une stratégie de lutte pour un tel objectif, il ne suffit pas de faire une description de la calamiteuse situation actuelle, il faut tenter d’expliquer les véritables processus qui nous amènent à une telle situation pour pouvoir déterminer les conditions de son dépassement.

Si au cours du dernier passage du Parti québécois au pouvoir, il a été amené à mener des politiques néolibérales (culte du déficit zéro, soutien au libre-échange, repris à son compte du Plan nord à peine rebaptisé, soutien à l’exploitation pétrolière et au transport du pétrole canadien en sol québécois, refus d’une réforme conséquente et redistributrice de la fiscalité…) c’est qu’il s’est rendu aux pressions et diktats de la classe dominante. Le Parti québécois n’est pas construit pour affronter les orientations néolibérales de la classe dominante et sa nouvelle passion pour l’accompagnement de la classe entrepreneuriale qu’il promet dans sa « Proposition principale », n’augure aucun changement sur ce point.

« Converger pour mettre fin au règne néolibéral », voilà une convergence qui exigera tout autre chose qu’une alliance, entente ou pacte avec le Parti québécois. Croire à une telle issue serait vraiment
s’enferrer et se fourvoyer nous-mêmes et oublier les nécessités sociales et politiques de la lutte contre le néolibéralisme.

*Converger… dans l’espoir d’obtenir une réforme du mode de scrutin…*

Voilà une autre perspective mal assurée. C’est de *« converger pour ne plus avoir besoin de le faire »*, soit pour obtenir la réforme du mode de scrutin. Ici aussi, la mémoire nous enseigne que le PQ a eu cette revendication pendant des décennies dans son programme, y compris pendant les nombreuses années où il formait le gouvernement. » Cette perspective de réforme a été retirée de son programme en 2011. Elle y revient en 2017… et cette réapparition s’inscrit dans ses manœuvres concernant la convergence en direction de Québec solidaire… Que ferait un éventuel gouvernement péquiste ? On n’en sait rien… La seule assurance que l’on peut avoir, c’est que cela dépendra des rapports de force au sein du caucus péquiste si jamais il forme le gouvernement. Ici aussi, penser une politique d’alliance dans ce cadre, c’est miser gros sur une hypothèse douteuse.

*Converger pour dépasser la division du vote des souverainistes et progressistes…*

Le texte affirme que « des forces vives du Québec souhaitent que ces deux partis (PQ et QS) trouvent une solution pour éviter de « diviser le vote » des Québécois-e-s souverainistes et progressistes et ainsi court-circuiter l’avantage « structurel » du PLQ. » [3]

Expliquer le recul du vote du PQ par la division du vote des souverainistes et des progressistes, n’explique rien du tout. Plus, c’est reprendre les explications du PQ sur son recul. En fait , le PQ a reculé :

a) parce qu’il est dans une crise stratégique majeure depuis l’échec du référendum de 1995 alors que sa direction n’a pas voulu ou n’a pas été à même de relancer la lutte pour l’indépendance depuis plus de 20 ans maintenant. Le PQ et les gouvernements péquistes, plus encore, ont toujours évité d’engager cette lutte et ils ont constamment reporté les échéances sur le choix référendaire. Jean-François Lisée s’inscrit dans une tradition bien établie. Cette politique de tergiversation et d’atermoiement a nourri le parti des abstentionnistes chez les souverainistes et a permis la fragmentation du mouvement indépendantiste dans plusieurs petits partis et mouvements qui ne ’en pouvaient plus de ce refus d’engager sérieusement la lutte pour l’indépendance. Option nationale n’est qu’une autre expression de ce rejet d’un autonomisme péquiste qui refuse de dire son nom.

b. D’autre part, depuis l’ouverture de la période néolibérale, les gouvernements péquistes ont capitulé très rapidement aux pressions de la classe dominante et ont renoncé à la majorité des mesures progressistes qu’ils avaient annoncées. L’expression « clignoter à gauche et tourner à droite » est la traduction populaire de ces reculs à répétition. Le gouvernement Lévesque en 81 s’était tourné contre le bloc social qui l’avait porté au pouvoir en 76 et 81. Il a mené une série d’attaques contre les travailleurs et les travailleuses du secteur public, particulièrement contre leur droit de grève. La décomposition du bloc péquiste a débouché sur la défaite de 85 et son entrée dans la démarche de réforme du fédéralisme canadien. C’est à la faveur de l’échec de cette réforme que la direction Parizeau est parvenue à reconstruire le parti pour tenir un référendum. Mais la défaite de 95 fut suivi, de la prise du pouvoir au PQ par des éléments conservateurs comme, Bouchard, Landry, Boisclair, Brassard, et autres Facal qui ont mené des politiques néolibérales. Les attaques contre les employé-e-s du secteur public lors des sommets socio-économiques de 1996, les politiques néolibérales dans les divers de l’économie, ont créé les conditions de la défaite du gouvernement Landry en 2003. C’est en tirant le bilan de ces politiques péquistes que la gauche sociale dans les mouvements syndical, populaire et féministe a conclu à la nécessité d’organiser la gauche politique et de rompre avec ce parti. Tout le travail devant mener à la recomposition de la gauche politique et à la formation de Québec solidaire provient de ce bilan. Le gouvernement Marois s’est inscrit dans un parcours similaire. Il a lui-même créé les conditions de sa désastreuse défaite de 2014, par ses politiques austéritaires, mais également par l’exploitation éhontée d’une logique identitaire dans le vain espoir de gonfler sa base électorale. Non, ce n’est pas la division du vote francophone, ce n’est pas l’existence de Québec solidaire ou d’Option nationale qui pose problème. Les fondements de l’affaiblissement du PQ sont directement liés à ses capitulations sur la terrain social et national. Expliquer cet affaiblissement, comme veut le faire le PQ, par la fragmentation du vote, c’est confondre les causes avec les conséquences.

Mais nous ne sommes pas d’abord dans un processus de répétition du même. Faire le bilan du PQ c’est expliquer pourquoi il était à 49,3% dans les votes en 1981, à 25,4 aux élections de 2014 et qu’il stagne à ce niveau encore aujourd’hui. Nous sommes par seulement dans un processus de fragmentation, nous sommes dans un processus de recomposition. La tendance générale est celle de l’affaiblissement du Parti québécois. Les derniers sondages le confirment.

L’important ce n’est pas tant la situation actuelle que la dynamique d’évolution et cette dynamique d’évolution du PQ, c’est la décroissance de ses appuis , le vieillissement de ses effectifs, le manque de confiance de plus en plus généralisé pour le type de parti qui représente un passé parsemé de défaites et de renonciations. La main tendue du PQ à QS apparaît de plus en plus comme la main tendue d’un parti qui désespère de vaincre par ses propres moyens… Ce n’est surtout pas le temps de s’arrimer de quelque façon que ce soit à ce navire en perdition.

*Converger pour progresser et sortir de la marginalité*

En fait, la base du raisonnement sur la nécessaire convergence de QS avec le PQ, c’est la recherche d’un raccourci pour un parti qui, pour beaucoup, semble se construire trop lentement. Mais, la conjoncture nous montre que les sauts qualitatifs sont possibles. Ce n’est plus 10%, mais 14% en termes d’intentions de votes qui sont déjà annoncés dans les sondages. 5 000 personnes sont devenues membres de Québec solidaire depuis quelques jours depuis le ralliement de Gabriel Nadeau-Dubois. Option nationale est en discussion avec QS et un rapprochement est en cours.

Québec solidaire progresse. Québec solidaire n’est pas seulement que la « conscience sociale » du Québec ou un tiers parti. Une recomposition est en cours. Elle va se poursuivre et procéder par bonds. Il s’agit de prendre acte que le véritable besoin pour la majorité populaire est la construction d’une alternative politique, d’un parti politique sachant articuler le combat contre le néolibéralisme, la résistance au patriarcat, la défense des droits des minorités culturelles et racisées et la lutte pour l’indépendance sur un axe de développement de la souveraineté populaire.

*Pour mettre fin au règne néolibéral, un programme clair pour un parti-mouvement*

Oui, la convergence doit impliquer l’ensemble des forces vives de la société québécoise : organisations syndicales, organisations populaires, féministes et jeunes… Mais le Parti québécois ne s’inscrit pas dans ces dernières, car ses politiques et son programme veulent contribuer à la pérennisation du capitalisme. Bien sûr, il y a des membres du PQ, qui sont partie prenante de ces forces vives. Elles sont minoritaires au PQ comme l’ont démontré les résultats de Martine Ouellet à la dernière course à la chefferie. Le PQ a fait ses choix comme parti et comme gouvernement. Bien sûr, ce jugement découle du bilan concret des pratiques réelles du PQ au pouvoir. Sans un tel bilan, on ne peut dégager des critères objectifs pour fonder notre politique.

Pour marquer la fin du saccage néolibéral – il faut un parti qui comprend la nécessité d’affronter la domination de l’oligarchie économique et politique et qui pense sa construction et ses alliances à partir de cet impératif. Un parti qui comprend que la victoire contre l’oligarchie repose sur l’unité et la mobilisation des mouvements sociaux et de leurs capacités d’en finir avec l’offensive néolibérale.

Le Parti québécois a fait la preuve, à de multiples reprises, qu’il est tout à fait incapable de s’opposer aux volontés de la classe dominante… Construire une alternative politique au néolibéralisme et à l’État canadien, c’est participer à une reconfiguration de la société civile et un renforcement de l’ensemble des forces antisystémiques afin qu’elles puissent s’opposer aux exigences de la classe dominante. Car le pouvoir véritable ne se limite pas aux officines gouvernementales ou au parlement. Il se concentre également dans l’appareil économique, les banques et les grandes entreprises, dans la bureaucratie étatique et les appareils de répression. Une véritable Alliance populaire ne peut être que le produit du renforcement des capacités de lutte des différents mouvements sociaux et de l’expression de cette volonté de lutte dans un parti qui sera capable de résister aux pressions et doléances de la classe dominante.

Pour faire face aux défis, les slogans et la bonne volonté ne suffiront pas. Les manœuvres tactiques devront s’inscrire dans des objectifs stratégiques clairement définis, sinon on ne pourra que nourrir des espérances qui risqueront d’être encore une fois déçues.

Notes

[1] Élections 2018 : pour un « Renouveau politique » au Québec. Des ententes électorales pour débloquer le Québec

[2] Voir à ce sujet, Pierre Dardot et Christian Laval, Le cauchemar qui n’en finit pas, comment le néolibéralisme défait la démocratie, La Découverte, 2016

[3] Stéphane Lessard, Des ententes électorales pour débloquer le Québec

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www.pressegauche.org/spip.php?article30213

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Journée mondiale de l’eau – Manon Massé fait adopter une motion pour protéger les Grands Lacs de Donald Trump

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Journée mondiale de l’eau – Manon Massé fait adopter une motion pour protéger les Grands Lacs de Donald Trump

22 mars 2017

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a fait adopter à l’unanimité une motion de l’Assemblée nationale visant à presser le gouvernement américain de revenir sur son intention d’abandonner la protection des Grands Lacs.

« Il est ahurissant de voir le gouvernement américain se désengager de son programme de restauration des Grands Lacs, le plus grand écosystème d’eau douce au monde! Non seulement 10 millions de citoyens s’approvisionnent directement de ce bassin versant, mais en plus son état a une influence directe sur le fleuve Saint-Laurent. La protection de notre eau ne doit pas être abaissée à une simple question budgétaire, c’est vital! », rappelle Manon Massé.

« Les Grands Lacs sont une responsabilité partagée entre le Canada et les États-Unis. Nous ne pouvons pas travailler de notre côté de la frontière à protéger les Grands Lacs pendant que les États-Unis s’en lavent les mains! Il est primordial que les gouvernements du Québec et du Canada mènent une bataille ferme pour s’assurer que nos voisins du sud n’abandonnent pas leurs responsabilités », ajoute la solidaire.

La motion de Manon Massé a été adoptée par tous les partis représentés à l’Assemblée nationale et sera acheminée au gouvernement canadien, au Congrès américain, à la conférence des gouverneurs et des premiers ministres des Grands Lacs, ainsi qu’à l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent.

Voici la motion présentée par Manon Massé et adoptée unanimement:

« Que l’Assemblée nationale réitère que le système des Grands Lacs représente 18% des réserves mondiales d’eau douce et qu’il fournit de l’eau potable à plus de 40 millions de personnes;

Qu’elle constate que les actions posées sur les Grands Lacs ont une influence directe sur la santé du fleuve Saint-Laurent puisqu’ils partagent le même bassin versant;

Qu’elle reconnaisse que le projet de restauration des Grands Lacs démontre des résultats tangibles, mais qu’il est toujours vulnérable aux polluants et aux espèces envahissantes telles que les carpes asiatiques;

Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement canadien et au Congrès américain de respecter l’Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l’eau Grands Lacs et qu’ils versent les fonds nécessaires au projet de restauration des Grands Lacs. »

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quebecsolidaire.net/journee-mondiale-leau-manon-masse-fait-adopter-une-motion-pour

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Affrontement avec les policiers de l’AP dans le camp de réfugiés de Naplouse

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Affrontement avec les policiers de l’AP dans le camp de réfugiés de Naplouse

21 mars 2017

Un policier palestinien est mort et trois Palestiniens, dont un autre policier, ont été blessés à la suite d’un raid de la police de l’Autorité Palestinienne (AP) dans le camp de réfugiés de Balata à Naplouse, pour y rechercher des « fugitifs ». La scandaleuse « coordination sécuritaire » entre l’AP et Israël pour empêcher toute résistance à l’occupation s’étale désormais au grand jour.

Déguisés en civil des policiers de l’ »Autorité » palestinienne ont envahi le camp dimanche et déclenché une fusillade qui a duré une quinzaine de minutes, et a fait un mort, le policier Ali Abu al-Hajj, rapporte l’agence Maan News.

Ce raid de l’AP avait pour but d’arrêter Ahmad Abu Hamada, qui a refusé de se rendre et a été lui-même gravement blessé de deux balles dans la tête et une dans l’estomac.

Selon l’AP, Abu Hamada était recherché pour meurtre, détention d’armes et attaques de policiers palestiniens.

« Un officiel de l’AP a déclaré lundi, lors des funérailles du policier, que son gouvernement continuerait à pourchasser les fugitifs pour apporter la sécurité et la stabilité à notre société » (sic)

Ce n’est pas la première fois que des affrontements ont lieu entre la police palestinienne et les habitants du camp de réfugiés de Balata. Les descentes de l’AP avait causé la mort de deux policiers et trois « suspects » en août dernier.

Trois meurtres qualifiés « d’exécutions extra-judiciaires par l’ONU, d’autant que l’un des 3 hommes avait été battu à mort dans les locaux de la police de l’AP.

« Et en septembre dernier, les « forces de l’ordre » palestiniennes avaient également tué un Palestinien et blessé 3 autres à Naplouse, dans des circonstances plus que douteuses. » rapporte l’Agence Maan.

Puis l’AP, s’est mis à se servir de Palestiniens arrêtés comme boucliers humains pour pénétrer dans les camps de réfugiés.

La colère ne cesse de monter en Palestine contre ce rôle de supplétif de l’occupant joué par Mahmoud Abbas, qui multiplie en outre les pasastions à Israel de prisonniers détenus dans les prisons de l’AP.

De récentes manifestations de protestations ont éclaté en Palestine occupée après la capture et la torture de 5 militants accusés de programmer une attaque contre Israel. Une chasse à l’homme qui a conduit à l’assassinat de Basel al-Araj par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Deisheh à Béthléem.

Les Palestiniens savent également que Ghalib Abdullah Daraghma, âgé de 48 ans et résident de Tubas, est mystérieusement décédé après 2 jours de grève de la faim dans une prison de l’AP à Ramallah, au début du mois.

Il était détenu depuis deux ans, sans le moindre jugement par l’AP.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Maan News Agency

CAPJPO-EuroPalestine

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www.europalestine.com/spip.php?article12793

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Porte-parole ou chef, loin d’un choix anodin, une conception de la souveraineté populaire dans le parti et dans le pays. 

Voici un texte de Bernard Rioux qui explique pourquoi Qs n’a pas de chef :

QUÉBEC

Porte-parole ou chef, loin d’un choix anodin, une conception de la souveraineté populaire dans le parti et dans le pays.

mardi 21 mars 2017, par Bernard Rioux

L’élection de co-porte-parole à Québec solidaire n’est pas assujetti à la loi électorale. Un co-porte-parole ne n’est pas un chef opine le Alexandra Reny au nom du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Pour la ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santi, Québec soldiaire joue sur les mots et elle affirme qu’en jouant sur les mots Québec solidaire s’autorise à déroger à la loi électorale et qu’elle envisage de modifier la Loi afin de clarifier cette situation. Il y a bien un enjeu juridique formel à cette affaire. Mais, au-delà de ce type d’enjeu, il y a des fondements politiques à ce rapport à nos porte-parole qui méritent d’être explicités, car ils sont importants.

Le statut de chef dans les partis politiques dominants

Dans les partis politiques de la classe dominante, le chef (ou beaucoup plus rarement la cheffe) règne en maître. Philippe Couillard a le contrôle absolu de son parti. Les oppositions et divergences doivent se murmurer dans le secret de rencontres huis clos où il a le pouvoir de trancher et de conclure les débats. Jean Charest avait la main haute sur son parti. Comme chef du Parti libéral du Québec (PLQ), ail a obtenu l’appui de 97,2 pour cent des délégué-e-s libéraux dans un vote de confiance. On se souviendra que Bernard Landry avait cru bon de démissionner en 2005 suite à un vote de confiance qui avait tout de même atteint les 76%. Pauline Marois avait obtenu de confiance de 93,08% au 16e congrès du PQ en 2011, ce qui n’avait pas empêché dans la même année le PQ de rentrer en crise. En fait, le chef d’un parti, une fois élu, dans le cadre d’institutions de type britannique est le futur chef de gouvernement, le premier ministre. Comme premier ministre, il concentre tous les pouvoirs. Il est le boss. Il représente le souverain. [1]

Le vote de confiance et souveraineté royale !

Le chef politique dans notre système politique dirige le parti. Il impose son pouvoir. Il peut s’associer ou se dissocier du programme adopté par les militant-e-s. Tel est le sens du vote de confiance. Ce vote de confiance est une cérémonie qui consacre la souveraineté du chef dans son parti. Et cette souveraineté est au-dessus de la démocratie dans le parti. Le pouvoir du chef, c’est le pouvoir de défaire ce que les membres du parti ont construit ! Ce vote est le renoncement en dernière instance du pouvoir des membres sur les orientations du parti.

C’est ainsi qu’André Boisclair s’est permis de mettre côté le programme adopté de juin 2005 par sa feuille de route provinciale élaborée dans les officines du chef. Mieux encore, Pauline Marois faisait du rejet de pans entiers du programme adopté en 2005 par l’ensemble des membres, la condition de son acceptation du poste de cheffe du Parti québécois. Elle n’a d’ailleurs pas entendu un congrès du parti pour rejeter ce programme. Elle a conclu l’opération dans un Conseil national. Jean-François Lisée est arrivé à la chefferie avec son programme et le report du référendum à 2022 est maintenant devenu le point central du discours péquiste. Les décisions du prochain congrès sur les propositions de son chef seront perçues comme un vote pour le programme défendu par le chef du parti… Un rejet signifierait un vote de censure induisant une spirale de crise dans le parti. Ce rapport au parti est la traduction à ce niveau du rapport du Premier ministre à son gouvernement.

Au parlement ou au gouvernement, toujours au-dessus du parti !

Et quand, il devient un parti de gouvernement, le Premier ministre et les ministres s’autonomisent de leur parti jusqu’aux prochaines élections. C’est ce qui explique toutes ces résolutions adoptées par les congrès restent lettres mortes et qu’une politique néolibérale est menée une fois au pouvoir par un parti qui prétend haut et fort, surtout durant les périodes électorales, défendre l’État social. N’est-ce pas l’histoire du Parti québécois ?

La base militante du Parti se transforme alors en instrument docile des parlementaires et se dégrade jusqu’à l’état de base sans pouvoir qui trotte derrière le chef ou la cheffe comme simple faire-valoir.Cette base, victime de sa confiance aveugle, elle n’a pas la force de faire triompher sa volonté.

La position de Québec solidaire sur les porte-parole s’appuie sur une tout autre logique !

Comme parti de gauche, QS s’appuie sur les couches subalternes de la société. Ses couches constituent la vaste majorité de la population. Son action est de défendre becs et ongles les intérêts de la majorité populaire. Il cherche et prend les moyens pour lui redonner cette parole que les couches dominantes n’ont eu de cesse de lui enlever. Mais cela n’est possible pour un parti que dans la mesure, où un fonctionnement radicalement démocratique s’y est généralisé. C’est pourquoi une compréhension profonde des conditions de l’entrée dans l’action politique de ces couches subalternes est une condition indispensable de la remise en question de leur assujettissement et de l’efficacité du politique pour remettre en question les bases idéologiques et sociales du pouvoir dominant.

Pour QS, l’opposition entre les chefs et une majorité suiviste se doit d’être abolie. Le rapport entre la base du parti et la direction est renversé. Les porte-parole condensent et expriment les aspirations des membres. Leur influence dans le parti est directement proportionnelle à cette capacité d’assumer ce rôle. Autrement dit, le prestige et l’influence des porte-parole n’augmentent que dans la mesure où ils détruisent les fondements de tout suivisme. Leur prestige augmente dans la mesure où ils ne se prétendent plus des chef-fes au-dessus des membres, mais d’où ils cherchent à faire de l’ensemble des militantes et militants qui constitue le parti, la direction de ce parti. Cette transformation de la base militante en collectif agissant capable d’une pratique réflexive partagée est un processus dialectique et continu, car un parti de gauche recrute de façon ininterrompue des éléments nouveaux. C’est pourquoi la formation est si essentielle dans un parti qui fonde son fonctionnement sur une véritable démocratie participative. La direction d’un tel parti doit refléter la réalité de genre (le caractère essentiel de la parité hommes/femmes), générationnelle (place faite aux jeunes) et sociale (la présence des différents secteurs sociaux) et politiques (la reconnaissance du pluralisme politique dans le parti) pour créer les conditions d’une direction coordonnant le travail de la base d’un tel parti. Le résultat des débats peut devenir des synthèses d’expériences diversifiées vécues par les différentes composantes du parti…

C’est pourquoi un gouvernement solidaire qui voudra travailler à l’expression réelle de la souveraineté populaire exigera une rupture avec le primo-ministérialisme et proposera dans le cadre d’une assemblée constituante, la mise en place d’institutions qui donneront au parlement des pouvoirs décisionnels sur une série de questions stratégiques et instaureront divers mécanismes de démocratie directe et participative qui viseront à éviter la consolidation d’une oligarchie politique pouvant encore une fois s’approprier la souveraineté politique à ses propres fins.

Notes

[1] André Larocque dresse la liste de ses pouvoirs : “Le premier ministre du Québec est le chef de son parti, chef du gouvernement, chef du parlement, chef de l’administration. Sa décision est finale au Conseil des ministres. Il convoque, proroge et dissout l’Assemblée nationale comme il l’entend. Dans un cadre limite de cinq ans, iI fixe la date des élections générales à sa discrétion, il détermine la date des élections complémentaires. Il nomme et révoque les ministres et les sous-ministres, le secrétaire général du gouvernement, le leader, le whip et le secrétaire général de l’Assemblée nationale. Il nomme les juges des cours du Québec, le directeur de la Sûreté du Québec et chef de la police de Montéral, les dirigeants des sociétés d’État (Hydro-Québec) et les dirigeants d’un large horizon d’offices, de commissions, de comités de tous genres dont la Société des Alcools, la Régie de l’assurance maladie, la Société de l’assurance automobile, la Caisse de dépôt et placement, etc. Il “propose”, mais en vérité nomme puis qu’il contrôle la majorité de l’Assemblée, le Directeur général des élections, le Portecteur du citoyen, le Vérificateur général, le président de la Commission d’accès aux documents des organismes publics. Il prépare et livre le discours inaugural (politique ‘ensemble du gouvernement), approuve le discours du budget, détermine l’agenda gouvernemental, préside le Comité ministériel des priorités, approuve toute déclaration ministérielle majeure, réponde en priorité aux questions à l’Assemblée nationale, approuve tout projet de loi, toute réglementation. Il procède par décret, contrôle l’octroi de tout contrat d’importance et détermine l’organisation de l’administration publique. » Et il conclut : “Bref, le système parlementaire est bien mal nommé. Nous vivons en réalité dans un système que l’on devrait qualifier de “premier-ministériel”. (André Larocque, Au pouvoir citoyen, mettre fin à l’usurpation des partis politiques, Éditions BLG, 2006, pp. 50-51

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www.pressegauche.org/spip.php?article30164

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Soutien aux jeunes israéliennes emprisonnées pour refus de servir dans l’armée d’occupation !

Bravo à ces jeunes femmes pour leur courage.

Tamar Alon et Tamar Ze’evi. (Photo Rami Ben Ari)

Soutien aux jeunes israéliennes emprisonnées pour refus de servir dans l’armée d’occupation !

17 mars 2017

Voilà plus de 100 jours que les deux refuzniks israéliennes sont emprisonnées pour refus de servir dans l’armée d’occupation, tandis qu’une 3ème objectectrice de conscience, Atalia Ben Aba, vient de les rejoindre.

En réalité c’est un tiers des jeunes Israéliens qui se débrouillent pour échapper au service militaire, mais peu ont le courage d’afficher publiquement leurs raisons, c’est à dire le refus d’aller opprimer le peuple palestinien.

En l’absence de partis juifs israéliens qui luttent contre l’occupation, pas plus à « gauche » qu’à droite, elles estiment ne pas avoir d’autre moyen que l’emprisonnement pour faire entendre leurs voix.

Pour rappel, elles ont appelé au boycott de leur Etat colonial.

Tout notre soutien à ces courageuses jeunes femmes !

CAPJPO-EuroPalestine

INFORMATION PRISE ICI
www.europalestine.com/spip.php?article12783

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